Je suis dans une période open et ouvert à tous projets.
J’ai décidé d’arrêter de donner des cours. Ce fut une activité intéressante pour moi pendant quelque temps mais je n’en éprouve plus l’envie donc je m’en éloigne.
Il y a eu dernièrement une sortie d’album celui de La Noté « Gypswing » : C’est un répertoire post Django Reinhardt, avec des reprises de grands accordéonistes comme Gus Viseur par exemple.
Actuellement je travaille sur l’album de David Luccio, un chanteur italien, composé et arrangé par Michel Eyan
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et sur des musiques de films, dont le sujet est la plongée sous-marine, composées par Jean François Mounet.
http://www.myspace.com/jfmounet
Jean François, outre son talent de compositeur, a mis au point un instrument son et lumière le Skydrum. Nous allons présenter avec Peter Jonsson à la guitare, Luc Plouton au piano et claviers
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et Jean François au Skydrum et à la Batterie prochainement ces films sous-marins.
Sinon j'enregistre actuellement aussi le prochain album de Michel Eyan
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avec Pierre Etienne Michelin à la batterie
http://www.myspace.com/pierreetiennemichelin
Hanna H et Michael Robinson aux choeurs
http://www.myspace.com/hagglundhanna
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Quels sont les musiciens que tu écoutes en ce moment ? peux-tu nous en parler ?
J’écoute beaucoup Fred Blondin, Michel Eyan et de la musique portugaise, du Fado.
Quel instrument utilises-tu ?
Je joue exclusivement sur mes modèles « Bruno Chaza Signature » conçus en collaboration avec le fabuleux luthier Christian Noguera
Je joue de plus en plus souvent de ma basse piccolo qui est une basse accordée une octave au-dessus, je me situe sur un registre entre la basse et la guitare dans les fréquences d’un musicien que j’adore Wes Montgomery. Ça me permet de faire des accords, des chorus, de l’harmonie et de jouer avec des bassistes même et surtout au sein des groupes ou orchestres.
Es-tu fidèle à une basse ou changes-tu d’instrument suivant tes besoins et la musicalité que tu recherches ?
Sur les ballades et certains grooves j’aime surtout jouer ma fretless, sur un tempo plus Up je prend ma fret sinon dans mon jeu de tous les jours je joue beaucoup plus avec ma piccolo.
Et l’amplification, les cordes ?
Je suis sous endorsement avec la marque américaine Aguilar.
Je dispose d’une tête hybryd lampe et transistor de 950 Watts la DB 750 et je joue sur deux baffles finition tweed vintage, un deux fois 12 pouces et un gros 15 pouces.
Je suis également sous endorsement avec la marque américaine Labella ils me fabriquent des cordes sur mesure pour mes tirants car je joue avec des tirants très fins notamment pour ma piccolo.
Des effets ?
Non aucun, pour l’instant je n’ai jamais eu le temps ni l’occasion réellement de me pencher dessus.
Quel a été ton parcours d’étudiant en musique ?
J’ai commencé par la musique classique, puis la musique binaire progressive et rock. Après je me suis orienté vers le Jazz et j’ai fini par tout oublier et apprendre tout seul, ça a été la meilleure des formations pour moi.
Faire mon université sur scène.
As-tu l’impression de t’être approprié des clés dans ton parcours, une façon particulière de traiter une cadence ou un accord, comment et par quel moyen la technique a t-elle laissé le pas à la liberté dans ton jeu ?
En jouant tout simplement le plus possible et toutes sortes de musique. Si tu fais un copié-collé de ce que tu as appris ou bien que tu essaies consciencieusement d’appliquer un plan ou une méthode, c’est que tu n’as pas encore tout à fait compris comment ça peut fonctionner. Le but est de laisser jouer son subconscient, les notes doivent venir naturellement sans avoir à se poser de questions sur les tonalités, les cadences ou les accords.
C’est un ressenti qui doit être instinctif, libre. Il faut être comme sur un poste de radio lorsque tu cherches une station, il faut trouver la bonne fréquence en soi. C’est long par contre et, souvent, on se cache derrière le travail les plans la technique ou les méthodes en oubliant l’essentiel, la musique se joue avec ses oreilles, et les oreilles ce sont nos doigts.
Quelles ont été les clés de ton évolution, ce qui t’a réellement permis d’avancer, les musiciens, un livre d’étude particulier, une rencontre, une façon particulière de travailler ?
Comme je te le disais, jouer incessamment avec la radio, les CD ou la télé. Ça m’a permis de me forger un style, un jeu, une liberté qui m’est naturelle et authentique.
Quelles sont les affinités propres à ton jeu, trio, quartet, y a t-il selon toi une formule qui fait passer le mieux ce que tu as à dire ou est-ce suivant l’humeur ?
Les affinités pour moi sont avant tout humaines, si le courant passe avec les musiciens je joue dans n’importe quelle configuration, ce sera toujours enrichissant quel qu’en soit le style.
A tu un tempo, ton tempo, lequel ?
Le tempo dépend du moment ou je joue, l’après-midi ça peut aller plus vite, le soir j’aime jouer lazy.
Quelles sont les tonalités que tu apprécies et dans lesquelles tu navigues en liberté ?
J’aime bien les bémols, pas mal de standards grâce aux cuivres sont écrits comme ça. Sinon toutes les tonalités sont intéressantes je ne suis pas sectaire.
As-tu développé ta technique de jeu propre ?
Avec la piccolo j’espère que oui, sur les autres basses, j’ai pas encore assez de recul mais on a tous un son, un touché, un style, ce sont nos empreintes digitales. Chaque musicien doit avoir une carte d’identité. Quand tu reconnais immédiatement au jeu et au son la personne qui joue, c’est qu’elle a déjà son influence. Après, si tout semble très facile en la voyant manœuvrer c’est qu’elle est déjà super au point et il y en a.
Penses-tu que la basse est l’instrument du groove ou aimes-tu te sentir libre tant dans les solos que dans les accords ?
Les deux, j’aime pas trop l’idée qu’une école puisse s’imposer sur une autre, après c’est le bon sens qui dirige ta réflexion. Si tu joues du Blues ou de la chanson, tu vas pas dans les fréquences basses faire du solo tout le temps. Le bassiste doit groover, c’est la base. Si en plus il peut planter de beaux chorus pourquoi s’en priver ? C’est le style et l’ouverture des musiciens qui dictent la conduite à tenir.
Demain je veux acheter un CD où tu joues, qu’est ce que tu me conseilles ?
Le prochain, il faut avancer.
Imaginons que tu puisses réunir n’importe quels musiciens, quelle serait pour toi la formation idéale à tes côtés ?
Oh là, ce serait un mega big band. Je vais en citer pas mal et dans tous les styles si je commence.
Peux-tu nous décrire une semaine type de ta vie de musicien ?
Premièrement l’humeur. Ma vie influe sur ma façon de jouer il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose à sortir, ce que régulièrement je n’arrive malheureusement pas à faire dans ma vie et mes relations sort derrière les notes.
Deuxièmement le téléphone et les mails, c’est ce qui influe sur ma semaine en général
Dans ton travail personnel au quotidien, que joues-tu régulièrement ?
Je joue, comme je te le disais, suivant mon humeur, rien n’est régulier, rien n’est quotidien. J’aime pas parler du mot « art » je trouve qu’il a une connotation péjorative voir prétentieuse, mais pour une fois je vais l’employer, je crois que la norme est le contraire de l’art.
Il y a t-il d’autres horizons bassistiques que tu cherches à découvrir ?
Oui, j’aimerais pouvoir jouer de la Piccolo beaucoup plus, qu’elle prenne plus de place dans les orchestres, voir faire des duos avec des bassistes. Elle a l’intérêt de ne pas se mélanger aux fréquences graves dans ce cas là.
Enseignes-tu ? si oui, dans quel type de structure ?
J’ai arrêté cette année, je ne donne plus de cours. Sinon les structures étaient celles du circuit actuel : Conservatoire, école de musique, association.
Quels sont les conseils que tu donnerais aux aspirants-musiciens qui te lisent ?
J’ai pas la prétention de donner de conseils, je pense qu’un musicien s’inscrit dans la durée. Il faut être persévérant.
L’impossible recule devant celui qui avance. Après je leur dirais de ne pas reproduire mes erreurs, de ne pas rester dans leur bulle.
C’est excessivement long avant d’arriver à jouer comme on l’a rêvé et c’est souvent au détriment de ce qui est important dans une vie. On reconnaît son bonheur au bruit qu’il fait en partant donc restez VIGILANT. J’ai oublié de vivre bien souvent pour arriver dans mon rêve et quand la vie nous bouscule, la chute est dure.
En dehors de la musique, quels sont les domaines qui te passionnent ?
La spiritualité, la vie.
Internet
La crise du disque, l’individualisme forcené de ceux qui arrivent à vivre de la musique, le préformatage des musiques, est-ce que tu penses que la pente est irréversible ou est-ce que tu entrevois des solutions ?
Oh là, je ne suis pas compétent pour répondre à ça, je dirai qu’il y a ceux qui s’adaptent au changement et ceux qui ne s’y adaptent pas. La concurrence pour vivre de la musique est dure pour ceux qui sont musiciens dans l’âme, car ils n’ont pas toujours conscience qu’il faut s’arrêter de jouer pour aller voir ce qu’il se passe dehors.
Il y a ceux qui cherchent des excuses et ceux qui trouvent des solutions. Après, savoir si c’est une bonne chose ou pas et comment les choses vont évoluer, difficile à dire quand on ne maîtrise pas le sujet.
Penses-tu qu’Internet puisse être une ouverture pour le musicien ou crois-tu à l’inverse que la toile va nous isoler encore plus ?
Les deux, c’est une ouverture exceptionnelle, Facebook, Myspace donne la sensation d’exister. C’est un moyen génial de communiquer, d’aborder, de s’ouvrir au monde et pour ça c’est immensément utile pour nous. Par contre, on s’isole déjà pas mal comme instrumentiste pour arriver à donner le meilleur de soi et souvent on doute, donc derrière un clavier d’ordinateur la vie peut vite devenir une prison asphyxiante.
Le musicien a son mot à dire face aux cris d’alarme que la planète émet un peu partout ! Ou penses-tu au contraire qu’il ne doit pas pratiquer le mélange des genres ?
Je pense qu’il devrait pratiquer le mélange des genres. Celui qui passe la quarantaine en étant encore musicien a démontré qu’il possédait des gènes de résistances bien développés
Alors en tant que musicien, j’ai tendance à dire non au monde tel qu’il est, et j’applique ma vie à ma façon d’être et de voir les choses. Il est rare de voir au fur et à mesure de l’avancée du chemin des personnes qui nous ressemblent et qui ne nous abandonnent pas en cours de route. Plus j’avance et moins je vois d’ « Highlanders »
Beaucoup de gens parlent mais n’agissent pas, ceux qui prêchent la paix dans le monde sont souvent fâchés avec tous leurs voisins etc. N’y vois pas de pessimisme c’est juste un ressenti, j’essaie de toujours dégager le côté positif des personnes et des événements et j'apprends dorénavant à me défendre.
J’aimerai juste tellement qu’on soit plus nombreux.
Bruno Chaza
http://www.myspace.com/chazabruno
http://fr-fr.facebook.com/people/Chaza-Bruno/1587729882
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Merci Bruno pour ce moment passé ensemble et à bientôt , ici ou ailleurs !
Interview Fanto Chrys Legros



