Emmanuel Binet Interview

Bassistes, musiciens, luthiers ......découvrez les interviews
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Bruno Chaza
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Emmanuel Binet Interview

Message : # 1336Message Bruno Chaza »

Un plaisir de partager avec Emmanuel Binet
....Voilà l'échange de ce moment passé avec Emmanuel.
Bruno Chaza
www.brunochaza.com

Actualité

Bonjour Emmanuel, pourrais-tu nous parler de ton actualité et de tes projets ?
Actuellement, je travaille sur deux formules de duo, la première en compagnie d’un accordéoniste, René Michel avec lequel nous faisons des adaptations de Bach, Debussy, Ravel, Piazzola… des compositions personnelles issues de mon album « Danse de rue » c’est un projet assez ambitieux, car techniquement et surtout musicalement très difficile, si tout va bien ce projet verra le jour au festival de jazz d’Osaka (Japon) en octobre 2005.
L’autre duo est en compagnie d’un guitariste, Laurent Hestin avec lequel nous partageons des compositions personnelles mélangeant jazz et musiques du monde. Un album est prévu pour octobre 2005.
Il y a également la coécriture avec un spectacle qui réunira une trentaine d’artistes sur scène, majestueux spectacle musical sur la tolérance, la liberté, les religions, mêlant les genres musicaux dont le flamenco, l’arabo-andalou, les maquams orientaux, le pentatonique africain et la musique baroque.
Je prépare par ailleurs un nouveau spectacle avec mon ami Philippe Val avec lequel je travaille depuis de nombreuses années, spectacle prévu pour l’automne 2005 à Paris.
Sinon, tout au long de l’année, et cela, depuis cinq ans, je m’occupe de la direction artistique d’un catalogue « Ready Made Music » destiné à la musique d’illustration (documentaires, génériques, publicités, musiques de films, etc.…). C’est un travail très intéressant, car cela me permet de rencontrer beaucoup de compositeurs et d’être à l’écoute de nombreuses musiques.
Et pour finir, le projet d’un album solo, prévu pour le début de l’année 2006.

Est-ce que tu écoutes encore maintenant des musiciens qui te donnent de l’énergie et de la force, peux-tu nous en parler ?
Oui bien sûr, il y a des musiciens comme Richard Bona, Marcus Miller, Joe Zawinul, Prince, Bjork, le quartet de Wayne Shorter. Les musiques actuelles m’intéressent surtout au niveau de la production. Il y a aussi le taraf de haïdouks, les chants pygmées, la musique arabo-andalouse, la musique indienne, le blues, bref toutes les musiques du monde de traditions orale, comme l’était le jazz, il y a quelques années avec Miles Davis (Kind of blue, qui pour moi est le summum).
Je citerai également Charles Mingus, Bill Evans, Scott Lafaro, John Coltrane, Chet Baker, Django Reinhardt, Weather Report, Keith Jarret, Pat Metheny.
J’écoute toujours les grands compositeurs classique, Stravinsky, Ravel, Bartók, Bach, Debussy, Varez, qui me font toujours rêver.

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Le matériel, la lutherie

Quel instrument utilises-tu ?
J’ai une Fender Jazz bass 1966 fretless, une Squier Jazz Bass, soit un des premiers modèles avec des micros EMG, une Fender Precision 1970. Une basse Ibanez cinq cordes avec des micros et un préampli EMG. Un hajhouj (ou gunbri gnâwi) qui est une basse marocaine. Une contrebasse électrique cinq cordes du luthier Jean Auray et une contrebasse acoustique de lutherie chinoise.

As-tu ta basse de prédilection ou est-ce que tu adoptes plusieurs instruments suivant les styles et les fonctions ?

Tout dépend du son que l’on recherche ! Cela ne sert à rien d’avoir 200 basses à la maison (sauf pour les collectionneurs) : avec une seule basse et une très bonne main droite, on obtient une multitude de sons, près du chevalet, près de la touche, forté ou pianissimo, les cordes étouffées, le slap, le tapping. Le choix des cordes est également un élément important. Après, c'est une question de choix artistique. Lorsque je joue en duo avec un pianiste, un accordéoniste ou un guitariste, j’ai tendance à jouer avec une cinq cordes (avec un do aigu) car cela permet au duo une plus grande liberté harmonique, pouvoir faire des accords, avoir une tessiture plus étendue (un duo étant deux solistes !).
Par contre, lorsque je joue avec une section rythmique et qu’il faut groover, je préfère jouer avec des quatre cordes et trouver avec le batteur la meilleure articulation possible. Je pense qu’il est indispensable que le mélange des timbres s’accorde précisément.

Le passé musical, l’évolution

Ton passé musical en tant qu’étudiant est-il uniquement Jazz ?
Non, j’ai commencé à l’âge de 9 ans en apprenant le solfège au conservatoire durant trois années, ensuite, j'ai joué de la batterie pendant deux ans, avec un petit groupe dans une M.J.C à Lorient. Puis mon père m’a donné sa basse (une Fender Jazz Bass 1966 !! !) depuis je ne m’en suis jamais séparée. Je m’amusais à relever les parties de basses de groupes comme : Chicago, Cream, The Rolling stones, Otis Redding, Sam and Dave, John Mayal, (c’était très varié).
Après, j'ai cherché une classe de contrebasse, mais il n’y en avait pas, alors j’ai demandé, le violoncelle, il n’y en avait pas non plus, finalement, il y avait une classe d’alto, alors pendant un an, j’ai travaillé le violon ! Je trouvais que ce n’était pas assez grave et délétère, donc, je suis allé à Rennes et je me suis inscrit au conservatoire, en classe de contrebasse, à partir de là, j’alternais des heures durant, l’étude de la contrebasse et la basse électrique.
Ensuite, ce fut une multitude de petits jobs dans les orchestres de la région, dans les groupes rennais de l’époque, on jouait en première partie de groupes comme Triangle, Téléphone. Parallèlement, je commençais à jouer de la contrebasse avec un trio de jazz local qui accompagnait les solistes venant jouer à Rennes. J’ai rencontré Sonny Gray (trompettiste de jazz) qui m’a beaucoup appris. Il y avait aussi Jimmy Gourley (guitariste), tout cela me fascinait. C’était une époque où les Jams sessions étaient systématiques, on jouait, Miles Davis (l’époque électrique), Jimmy Hendrix, Herbie Hancock, Weather Report. On improvisait, on expérimentait, bref, toute l’époque jazz/rock/free.
Ensuite, ce fut Paris où j’ai commencé à faire du groupe avec Édition Spéciale, David Rose. Cela m’a permis d’entrer plus sérieusement dans ce métier de musicien de séances et d’accompagnateur où j’ai rencontré beaucoup d’instrumentistes, de compositeurs et d’artistes. En fait, tout ça est un mélange entre, autodidacte et étude classique.
Le classique m’ayant appris une certaine rigueur de travail… Être autodidacte, la liberté de choisir et de prendre des risques.

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As-tu l’impression de t’être approprié des clés dans ton parcours, une façon particulière de traiter une cadence ou un accord, bref comment et par quel moyen la technique a laissé le pas à la liberté dans ton jeu ?
Je pense qu’aujourd’hui, tout le travail technique de l’instrument m’a justement permis de trouver ma liberté et d’entrevoir mon propre langage. La guitare basse, comme son nom l’indique, est aussi une guitare, donc il est possible d’exprimer autant de choses qu’avec un piano ou n’importe quel autre instrument soliste, tout dépend de l’écriture et de l’exécution d’une œuvre, et comme tout instrument, il peut être joué en orchestre ou en solo. Lorsque l’on écoute les suites pour violoncelle de J.S.Bach, on ne se pose pas de questions, c’est magnifique, et au sein d’un orchestre, il a son timbre et participe pleinement à la réussite de l’œuvre (je pense que, pour la basse, il en est de même). La liberté n’a pas de limite, mais je crois que pour l’acquérir, il faut disséquer aussi bien le rythme que l’harmonisation, c'est un travail qui ne s’arrête jamais. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’avec peu de choses, on peut être libre, il faut essayer d’aller au bout de ses intuitions et de ses rêves même s’ils sont totalement décalés.

Quelles ont été les clés de ton évolution, ce qui t’a réellement permis d’avancer, les musiciens, un livre d’étude particulier, la compréhension d’un standard, un déclic personnel, une façon particulière de travailler ?
D’un point de vue strictement technique, il y a des méthodes qui m’ont fait avancer, par exemple : la bible de la contrebasse qu'est la méthode d’Edouard Nanny, et tous ses dérivés, vingt études de virtuosité. Le travail sur les suites pour violoncelle solo de J.S.Bach (transcription pour la contrebasse).
Il y a également le Real book (pour le jazz). La Ray Brown’s bass method est bien faite par ailleurs.
Voilà pour les méthodes…
Lorsque je travaille sur un titre quel qu’il soit, j’essaie de mémoriser le plus rapidement possible son harmonisation et sa structure, afin de pouvoir m’installer à l’intérieur du morceau sans occulter la mélodie. Il est très important d’écouter les autres musiciens, cela favorise le dialogue. Et le plus essentiel étant de se mettre totalement au service du morceau, en oubliant son « ego ».
Sinon, il y a eu plein de déclics personnels grâce à des peintres, des cinéastes, des écrivains, des voyages, des rencontres improbables, les amis, l’amour. Mais, il n’y a pas non plus que les belles choses qui font évoluer !

Dans quelle configuration es-tu le plus à l’aise : trio, quartet, studio ? Y-a-t-il, selon toi, une formule qui fait passer le mieux ce que tu as à dire ou est-ce suivant l’humeur ?
Je dirais que le trio et le duo sont les deux formules qui me vont le mieux.
Après, je m’adapte suivant le style et avec qui je joue.

As-tu un tempo, ton tempo privilégié, lequel ? Quelles sont les tonalités que tu apprécies et dans lesquelles tu navigues en lieu sûr ?
Je n’ai pas de tempi spécifiques, du moment que ça ne dépasse pas le mur du son !
Pour les tonalités, j’aime bien le Mi majeur, le La majeur, le Sol mineur, le Ré mineur. Surtout avec ma cinq cordes, sinon à dire vrai cela m’est égal, toutes les tonalités ont leurs raisons d’être. Ce qui est important, c'est que ça sonne ! Il est vrai que dans les manuels d’écritures, chaque tonalité représente un sentiment bien défini et cela se vérifie dans la musique classique alors que dans les musiques traditionnelles ce seraient plutôt les modes.
En jazz, en blues, il y a souvent des tonalités liées aux instruments comme les saxophones, en Si bémol ou en Mi bémol, (plus adapté pour les chorus), donc tout est possible, mais c’est très difficile de tout maîtriser !

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Sur quel album aimerais-tu que l’on t’écoute ? demain je veux acheter un Cd où tu joues, qu’est ce que tu me conseilles ?
. dans mon album solo : « Danse de rue » ;
. Dans l’album des Nubians : « One Step Forward » ;
. Et dans trois albums avec Pierre Bensusan : (Spices / Wu Wei et Solilaï).

Considères-tu la basse comme l’instrument du groove ou es-tu de ceux qui aiment aussi la liberté en solo et en accords ?

Bien sûr que c’est l’instrument du groove, comme la batterie et les percussions, mais comme je le dis plus haut, c’est aussi un instrument qui permet toutes les fantaisies possibles, entre autres celle de jouer en solo, et bien évidemment en accord, en tapping, en tout ce que vous voulez du moment que cala raconte quelque chose.
La guitare basse est un instrument très récent dans l’histoire de la musique et l’on a pu voir et entendre des musiciens extraordinaires la faire évoluer, depuis Charles Mingus en passant par Scott Lafaro, Charlie Haden, Stanley Clark, N.H.O.P, Eddie Gomez, François Rabbath, jaco Pastorius, Marcus Miller. J’en oublie et il y en aura encore bien d’autres.

Deux basses dans un orchestre comme Coltrane l’a expérimenté, tu penses que ça peut orienter la musique vers quelle direction ?
C’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre, car l’orientation de la musique dépend de paramètres tellement complexes ! Cela peut être très intéressant, il faut que ce soit très complémentaire. (Le mariage des fréquences graves est difficile à faire bien ressortir dans un mixage).
Il y a Marcus Miller qui mélange bien ses basses avec des basses synthétiques qui ont un rôle basique. Il m’est arrivé de jouer à deux basses avec Sylvain Marc dans un groupe, c’était assez captivant.

La vie du musicien, les conseils

Peux-tu nous décrire une semaine type de ta vie de musicien, cours, séances répétitions, travail personnel ?
Je n’ai pas deux semaines qui se ressemblent, c’est d’ailleurs aussi pour ça que j’ai choisi ce métier.
Par exemple, la semaine dernière, j'ai travaillé deux jours avec l’accordéoniste René Michel, pour mettre au point l’adaptation d’un prélude de Bach pour nos instruments respectifs, c’était très intense et enrichissant, Sinon j’essaie de travailler mon instrument un peu tous les jours afin de trouver de nouvelles idées pour mon album solo, Je travaille aussi régulièrement dans mon « home studio » que ce soit pour mixer ou arranger des titres pour la maison d’édition. Je répète également en studio pour le projet d’un jeune chanteur. Je passe aussi beaucoup de temps au téléphone et sur le net, car je travaille souvent avec un musicien qui demeure à Barcelone et un autre qui habite à New-York, la nouvelle technologie nous permet d’échanger des fichiers audio et de faire ainsi des séances à distance, ce qui est assez intéressant, mais bien évidemment le mieux étant de jouer dans la même pièce. Il y a aussi de temps en temps des réalisations. Les tournées, donc le train ou l’avion, le restaurant, la salle, la balance, les loges, le concert, l’hôtel.

Quels sont les conseils que tu donnerais aux aspirants musiciens qui te lisent ?

Je leur dirais d’aller au bout de leurs désirs, sans compromissions. De travailler encore et encore et d’être là au bon moment, mais ça, on ne le sait qu’après. Aller écouter beaucoup de concerts, et surtout rester ouvert, tolérant, se cultiver, laisser faire les rencontres, car elles peuvent être décisives. Et soyez à l’heure aux répétitions !

Internet, crise du disque , prise de position

La crise du disque, l’individualisme forcé de ceux qui arrivent à vivre de la musique, le formatage des musiques, est-ce que tu penses que la pente est irréversible ou est-ce que tu entrevois des solutions ?
J’ai l’impression que le système des majors est en train d’imploser. Elles ne pensent qu’au profit immédiat et le résultat artistique qu’elles mettent en avant ressemble curieusement à des sous-produits habilement ficelés, plus proches de la médiocrité que du sublime ! Là, je parle de ce qui rapporte vite et bien : la « Star Académie » et tout ce nouveau bizness. Les fonds de catalogues qu’ils nous balancent en concentré de compilations, les sonneries de téléphone (la musique jetable). Les compétitions de jeunes chanteurs et chanteuses manipulés par des gens qui n’ont qu’un seul but : celui de gagner et faire gagner beaucoup d’argent à des actionnaires. Ils ne pensent pas à carrière, mais à faire des coups !
Ils sont passés à côté des nouvelles technologies (Internet) pensant qu’ils avaient le monopole universel de la diffusion.
Il y a quand même des indépendants qui travaillent à la découverte d’artistes non formatés, mais c’est difficile, car ce n’est pas toujours très juteux.
Il ne faut pas oublier que la politique culturelle est en pleine régression : il y a le problème des intermittents du spectacle. Les subventions qui disparaissent pour les associations (elles faisaient un travail remarquable pour le spectacle vivant).
Il est vrai que la pente semble irréversible, mais j’ai confiance au public. Je pense que la musique vivante est immortelle.
Par rapport aux solutions ! je ne suis qu’un simple saltimbanque, mais il me paraît dans un premier temps que l’on devrait baisser le prix des disques. Baisser la TVA sur tous les produits culturels et faire en sorte que les gouvernements, qui se succèdent, respectent enfin les artistes. Car un pays sans cultures, on appelle ça une dictature !

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Dans le même genre de question penses-tu qu’Internet puisse être un facteur déclenchant, un contre-pouvoir, une contre-culture, bref une ouverture de plus pour le musicien ou crois-tu à l’inverse que la toile va nous isoler encore plus ?
Je pense qu’Internet nous offre, pour l’instant, une alternative au monopole de la diffusion, encore faut-il que tout cela s’organise de façon à unifier et partager les valeurs qui nous sont communes. Affaire à suivre.

Sans rentrer dans un haut débat philosophique, penses-tu que le musicien a son mot à dire face aux cris d’alarme que la planète émet un peu partout, réchauffement, conflit, course à la productivité ? Ou penses-tu au contraire que le musicien doit rester dans sa bulle et ne pas pratiquer le mélange des genres ?
Depuis toujours, les artistes ont participé à l’évolution de l’humanité, je dirais même, à l’élévation des consciences.
Alors, je serais bref en disant ceci :
« Un musicien qui se tait… ne fait pas de Musique… »

Conclusion

Les questions les domaines que tu aurais voulus que l’on évoque tu peux me les rajouter ici ils seront les bienvenues
Tes questions sont bien pensées Bruno. J’espère juste que mes réponses sont cohérentes.
Je rajouterais juste une petite conclusion en disant que la musique ne doit pas être une marchandise au service de multinationales. Elle a pour fonction de faire passer un bon moment à des gens qui font l’effort de venir nous écouter.
Et je pense que c’est le rôle de l’artiste de traduire, par la musique et toutes les autres disciplines artistiques, les sentiments profonds qui rassemblent les êtres de cette planète. Il y a encore beaucoup de travail !
L’ART EST COMME L’EAU, ESSENTIEL À LA VIE.
ET QUE LA MUSIQUE VIVE.

Plaisirs à tous.

Emmanuel Binet
Dernière modification par Bruno Chaza le 19 juil. 2007, 11:28, modifié 6 fois.
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binuche
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Emmanuel Binet Interview

Message : # 1342Message binuche »

Très bel interview.
Une vision de l'instrument intimiste assez éloignée de mes habitudes. Ca fait du bien aussi. Le passé de multi-instrumentiste se ressent dans l'approche globale du morceau : la structure harmonique, rythmique et le rôle du bassiste...
Des rappels sur la grandes époque de la vraie Fusion ( avant que le terme ne soit galvaudé par la soupe d'ascenceur.)
Et last but not least, la vision très lucide et amère sur le milieu culturel en général. Quand on connait Phillipe Val et Charlie, on comprend mieux les propos d'Emmanuel, et leur portée...
@+
Dernière modification par binuche le 28 avr. 2005, 14:52, modifié 1 fois.
madogs
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Message : # 1344Message madogs »

superbe interview !

merci bcp, c'est très enrichissant et intéressant de pouvoir partager un peu leurs visions et expériences
"le talent c'est d'avoir envie de faire quelque chose, tout le restant, c'est de la sueur." Brel
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Philippe B
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Message : # 1356Message Philippe B »

bravo Emmanuel
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Bruno Chaza
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Message : # 1480Message Bruno Chaza »

Bonjour pour les plus bosseurs d'entre vous, un cadeau d'Emmanuel la suite de JS Bach en Sol mineur, je suppose que ca va intéresser les plus braves d'entre vous, qui se présente ?????....allez les courageux on leve le doigt et on pose la main pour répondre :wink: .
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Thomas
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Emmanuel Binet Interview

Message : # 1484Message Thomas »

:k7a: Aprés le prélude de la suite N° 1 et La chromatique fantaisie, je suis demandeur de cette suite en solm. J.S Bach fait partie de mes compositeurs classique préféré, sa musique recèle quelque chose de divin.
C'est indémodable !
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binuche
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Message : # 1485Message binuche »

:mrgreen:
+1
@+
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Philippe B
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Message : # 1520Message Philippe B »

bach bach beethoven
+1 :D
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fanto
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Message : # 1522Message fanto »

Je lève la main !! :wink:
  • Bonsoir a tous !
La meilleure spontanéité est celle qui est mûrement réfléchie...
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Bruno Chaza
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Message : # 25595Message Bruno Chaza »

Fin des corrections de cet excellent échange avec Emmanuel Binet, plus rajout de quelques photos pour alimenter le côté visuel de l'entretien.
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