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Imaginez des voitures sur une route: Elles se déplacent, il y a un flux de voiture.
En électricité, le courant c'est un déplacement. Mais ce qui se déplace, ce sont des particules infiniment petites, invisible même avec le plus puissant des microscopes :
les électrons.
Ces électrons, en se déplaçant, créént le courant électrique. Le courant électrique se déplace d'une borne "+" vers une borne "-" Eh bien les électrons, ils font l'inverse: ils se déplacent du "-" vers le "+".
Le courant à une mesure: L'intensité, son unité est l'ampère (A)
On parle aussi, mais c'est autre chose, de la tension, qui se mesure en Volt (V)
Qu'est-ce que
l'intensité ?
L'intensité, c'est le débit de courant.
Prenons l'exemple des voitures:: il y en à un certain nombre à la seconde. Admettons que 2 voitures par seconde (2 v/s) sont égales à 1 ampère, alors 4 v/s = 2 A., 6 v/s = 3 A. etc...
Pour les électrons, c'est la même chose: 1 Ampère est égal à un certain nombre d'électron par seconde. Combien ? C'est un chiffre énorme: 6,25*1018 électrons. Ecrit en chiffre, cela donne: 6250000000000000000 d'électrons. Bon courage pour la lecture ! (Aller, pour vous aider, j'espace les chiffres par groupe de trois: 6 250 000 000 000 000 000)
Donc, si vous avez 6,25*1018 électrons par secondes, vous avez 1 Ampère.
Pour prendre une autre comparaison, prenez une rivière: il s'écoule un certain débit. si 1000 gouttes d'eau à la minute donnent 1 ampère, alors, 2000 gouttes d'eau par seconde font 2 ampères etc...
Qu'est ce que la tension ?
Alors là, il n'y a pas plus simple: une tension, c'est une différence, une différence de
potentiel.
Le potentiel, c'est un peu comme une hauteur: Imaginez une chute d'eau. L'eau qui est en haut n'a qu'une envie: aller vers le point le plus bas. C'est ce qui créé le courant (ici, c'est un courant d'eau)
Si on imagine que le point le plus haut est à 100 mètres, le point le plus bas, lui, est à 50 mètres. La différence de hauteur entre le point le plus haut et le point le plus bas est de :
100 - 50 = 50 mètres.
En électricité, on ne parle pas de hauteur, mais de potentiel. Mais le calcul est le même. Si le point à est au potentiel 100 Volts, et le point B est à 50 Volts, alors la différence de potentiel entre A et B, la tension, notée UAB est de 100 - 50 = 50 Volts.
Attention, si on faisait l'inverse, mesurer la différence entre B et A, UBA = VB - VA = 50 - 100 = -50 Volts: La tension est négative.
Notation: La tension, différence de potentiel entre 2 points est marquée U (ex : UAB est la tension entre A et B)
Le potentiel d'un point est marqué V (ex : VA est le potentiel du point A)
Quels sont les différents types de courants ?
Il existe un appareil formidable pour voir la différence entre les différents courants: L'oscilloscope.
Cet appareil trace des droites ou des courbes plus ou moins haute sur un écran selon le courant (ou la tension) d'entrée.
Cet appareil nous permet de distinguer 3 types de courants (ou de tension):
- Le continu
- L'alternatif
- Le redressé 1. Le courant continu.
C'est celui qui sort des piles, batterie et accus que vous avez chez vous. On note ce type de courant "CC" ou "=", ou encore "DC". On peut aussi noter, lorsque l'on parle d'une tension en courant continue, "VC" (ex : "6 V CC", ou "6 VC", ou "6 V=", ou "6VDC")
2. Le courant alternatif
Il fait partie de notre vie : c'est celui du réseau E.D.F.
La tension est alternativement négative et positive. Le courant rentre par un fil et ressort par un autre, mais, la fois d'après, c'est l'inverse.
Le courant (ou la tension) alternatif (alternative) se note "AC", ou "~", avec ou sans espace entre le "V" de Volts (généralement, si la tension U est alternative, I l'est aussi) et le "AC" (ex : "6 V AC", ou "6VAC", ou "6 V~").
3. Le courant redressé Ce type là est plus rare.
Ce courant, contrairement à l'alternatif, et toujours positif ou négatif, mais possède toujours les variations du courant alternatif. on le filtre souvent pour obtenir un courant aussi continue que possible.
Tension maximale/Tension efficace
Hé oui ! Il existe deux types de tension: Tension maximale et tension efficace...
Si vous mesurez une tension (alternative) avec un oscilloscope et avec un multimètre, les deux appareils ne vous indiqueront pas la même tension. Pourquoi ? Parce que l'oscilloscope vous indiquera la valeur de la tension maximale, tandis que le multimètre (ou le voltmètre) vous indiquera la tension efficace. Imaginons un cône de glace dans un récipient. Ce cône a une certaine hauteur. Si nous faisons fondre la glace, il y aura toujours autant d'eau dans le récipient, mais la hauteur de cette eau sera moins grande. Ce qui compte pour l'appareil, ça va être la quantité d'eau lorsque celle-ci est liquide. Car lorsqu'elle est sous forme de glace, la hauteur est plus grande, mais sur les cotés, il y a du "vide", c'est de la triche !
(image tirée du magazine Electronique et Loisir Magazine)
Branchement en série ou en parallèle?
Imaginons... nous avons plusieurs appareils électriques... Le branchement en série, c'est lorsque les appareils sont branchés à la suite
le courant rentre par une borne, passe à travers le premier appareil, entre dans le deuxième et ressort...
Le courant TRAVERSE UN PAR UN LES APPAREILS. Dans le branchement en parallèle, on dit aussi "en dérivation",
le courant rentre par une borne, SE DIVISE en deux (ou 3, ou 4... selon le nombre d'appareil) afin d'aller EN MÊME TEMPS DANS TOUS LES APPAREILS
Lorsque vous utilisez une prise multiple, il s'agit d'un branchement en parallèle. Et c'est mieux, car si l'appareil 1 "grille", le 2 va pouvoir fonctionner, alors que dans le branchement série, si l'un grille, le courant ne passe plus et c'est tous les appareils en série avec celui qui a grillé qui ne fonctionnent plus…
Maintenant, réfléchissons un peu...
Le courant électrique est caractérisé par deux choses principales:
- L'intensité, mesuré en ampères
- La différence de potentiel, ou tension, mesuré en volts
L'un des deux va donc subir une modification selon que les appareils vont être branchés en dérivation ou en série...
Voyons d'abord le cas du circuit série:
Représentons une rivière, avec une cascade. Représentons chaque appareil par une partie verticale et rétrécie (car résistante), et un fil électrique par une partie horizontale.
Représentons enfin l'intensité par une flèche. Soit 1 flèche = 1 A.
On a donc, tout au long du circuit, une différence d'intensité nulle : il y a 2 ampères partout. En revanche, il y a bien deux, même trois tensions différentes (trois hauteurs différentes si vous préférez):
- Une qui va du point le plus haut au point le plus bas: c'est la tension aux bornes des deux appareils (tension 1)
- Une au niveau (aux bornes) de l'appareil 1 (tension 3).
- Une au niveau (aux bornes) de l'appareil 2 (tension 2).
Là, on remarque que tension 2 + tension 3 = Tension 1. Eh oui! Les tension s'additionnes: c'est la loi d'additivité des tension. (on l'appelle aussi "loi des mailles" qui dit que tenion 2 + tension 3 - tension1 = 0)
La règle est simple : Autant de tensions différentes que d'appareils branchés en série + 1 tension aux bornes de l'ensemble des appareils (ici c'est la tension 1)
Passons maintenant aux appareils branchés en dérivation:
Le courant électrique est toujours une rivière. J'ai remplacé la partie plate des appareils par des étranglements le long du chemin. Ce qui représente une certaine résistance, en effet, chaque appareil électrique ou composant électronique, y compris les fils électriques eux-même, possèdent une résistance plus ou moins grandes (mais celle des fils électriques est très faible...).
Au départ, nous avons deux flèches, soit deux ampères. Mais il y a deux routes! Que faire ?
Le courant va simplement se partager entre les deux routes: 1 ampère à droites, 1 à gauche. En Puis, au bout, on retrouve 2 ampères : 1A à droite, 1A à gauche.
J'ai représenté ici le courant se divisant équitablement. Cela ne se produit qu'a condition que les deux résistances soient égales. En effet, le courant, c'est comme les voitures: ça préfère TOUJOURS la route la plus facile, la moins résistante. Ce qui explique le court-circuit, qui consiste à placer un fil électrique aux bornes d'un appareil: l'appareil à une certaine résistance, tandis que le fil n'en a quasiment pas. C'est comme un chemin forestier et une autoroute dégagée : le courant prend l'autoroute, le fil électrique...
C'est pour cela que les techniciens travaillant sur les lignes à haute tension (et forte intensité…) ont des combinaisons, non pas isolantes, mais très conductrices: en cas de problème, le courant à le choix entre le corps humain et la combinaison: le corps est résistant, la combinaison beaucoup moins: donc, le courant passe par la combinaison, et la personne n'est pas électrocutée (expérience à ne pas faire de manière artisanale chez soi…)
Dans un circuit série, c'est la tension qui se partage, tandis que dans un circuit en parallèle, c'est l'intensité qui se partage. En fait, on fait parfois le raisonnement inverse en se disant "ici, le courant va dans deux directions, donc, il y a deux parties en parallèle, et là, le courant passe dans un composant, puis un autre, puis un autre… Donc, c'est en série" Le chapitre sur les résistances vous donnera plus de précisions sur ce point, notamment en vous donnants les formules vous permettant de calculer la tension ou l'intensité en fonction de la résistance...
Pourquoi utiliser des fils de couleurs différentes ?
Tout simplement comme repère...
Il y a en effet des normes :
=> Les fils rouges, parfois oranges, sont les fils reliés au "+" d'une alimentation
=> Les fils bleus, ou noirs, sont les fils reliés à la masse, au "-" de l'alimentation.
Dans les maisons, on peut voir des fils jaunes, avec des rayures vertes : ce sont des fils de terre, c'est à dire des fils reliés directement dans la terre. En électronique, on utilise que très rarement les fils de terre.
Les couleurs que vous rencontrerez en électronique sont:
ROUGE, pour le "plus"
NOIR, pour le "moins" (parfois bleu)
(Tandis qu'en électricité, le neutre (le "-") doit être bleu et la phase (le "+") peut être de n'importe quelle autre couleur (mais on met souvent rouge, marron ou orange) autre que le bleu et le jaune à rayure verte... Enfin ça, ce sont les normes, mais qui les respectent? (a par, peut-être, dans les maisons assez récentes). Pourtant, ces normes sont à respecter absolument, sinon, on ne reconnait pas la phase du neutre, et il y a risques d'électrocution...)
Aussi, lorsque l'on vous parlera du fil rouge, vous saurez que c'est le fil relié au "plus" d'une alimentation, tandis que lorsque l'on vous parlera du fil bleu (ou noir), ce sera celui relié au "moins", à la masse, au "com" au "point zéro" etc... (quelle que soit la couleur que vous utiliserez...)
Bien sûr, la couleur du fil ne change rien: le fil conduit le courant de la même façon, quel soit la couleur. Prendre un fil bleu à la place d'un rouge ne change rien, si ce n'est qu'on risque de ne plus 'y retrouver dans les "+", les "-" et intermédiaires… (rigolez pas, si je dis ça, c'est parce que ça m'est déjà arrivé qu'on me demande "Y'a plus de fil bleu, comment je fais?" Ce à quoi je réponds de prendre des fils de couleur rouge (ou vert, ou jaune...). Réponse: "Un fil rouge? Ah bon? Ça marche aussi?"... Le plus dur est de ne pas rigoler...

)
Bon tout cela est tiré de recherches sur internet essayez principes de base en electricu=ité ça aide.....