Des precisions.
Je reprends ce que dit Pitchoun, dans un autre contexte. Du baroque au romantisme en passant par le classique, les accords ont été classés en dissonnants et consonnants. Il s'agit donc d'enchaîner deux accords dissonnants. La notion de résolution est un peu floue : généralement il s'agit de passer d'une dissonnance à une consonnance, mais on parle aussi de résolution d'une note (la sensible par exemple), en se plaçant cette fois-ci au niveau de la voix, et plus au niveau de l'accord.
On peut donc comprendre la question comme : donner un exemple d'enchaînement de deux accords dissonnants, ou les voix en tension se résolvent pourtant.
Un exemple : un enchaînement de septièmes d'espèce. Faire si - do - mi - sol, suivi de la - do - mi - fa. (Et la marche peut continuer un certain temps )
Dans le premier accord, la note qui doit bouger est le si, c'est la septième, elle doit descendre et c'est ce qu'elle fait. En même temps, il y a une autre note qui descend, le sol, qui met le fa en position de septième (préparée). De plus les deux notes qui bougent le font en sixtes parallèles, ce qui est très doux. L'enchaînement est tout ce qu'il y a de plus "régulier" et bateau, et pourtant on enchaîne des dissonnances.
Jean-Armand Moroni
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